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Le carnet d'Alix

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Pourquoi j'ai fait un mariage écoresponsable

Par Alix - Oh my Alix

Pourquoi j'ai fait un mariage écoresponsable

Ce n'était pas une tendance. Ce n'était pas pour faire bien sur Instagram. C'était simplement… moi.

Quand mon mari et moi avons commencé à planifier notre mariage, il n'y a jamais vraiment eu de question à se poser. L'écoresponsabilité fait partie de mon identité depuis longtemps — bien avant que ça devienne un argument marketing ou un hashtag. Alors organiser un mariage qui trahirait mes valeurs, ce n'était tout simplement pas envisageable.

Et je vais vous raconter comment on l'a fait. Sans compromis sur l'élégance. Sans se sentir à côté de la fête.

Mon mariage écoresponsable : le château, les pampas et le terracotta

Nous nous sommes mariés en avril, dans l'Oise, au Château de Quesmy. Un domaine d'une beauté douce, presque intemporelle — exactement le cadre dont j'avais rêvé. L'ambiance ? Terracotta, herbes de pampas, lumières dorées. Chaleureux, organique, vivant.

Ce choix esthétique n'était pas anodin : le terracotta et les pampas, c'est une palette qui respire la terre, les matières naturelles, le fait-main. Tout ce qui allait suivre s'est construit autour de cette cohérence.

La tenue : cousue de mes mains

Pour la cérémonie civile à la mairie, j'ai porté une tenue que j'ai cousue moi-même : un pantalon blanc et un haut en dentelle dos nu.

La motivation première ? Porter quelque chose d'unique, qui me ressemble vraiment. Pas un modèle vu sur cent autres mariées, pas une coupe standardisée — quelque chose que j'avais imaginé, créé, construit de mes mains. Les heures de couture, chaque point posé avec intention… c'était moi, dans tous les sens du terme.

Dès le départ, j'avais pensé la tenue pour qu'elle vive bien au-delà du mariage. Le pantalon et le haut ont été conçus pour être portés séparément, dépareillés, au quotidien — pas de pièces condamnées à finir dans un carton après une seule sortie.

Et c'est là que l'écoresponsabilité entre naturellement dans l'équation : une production unique, zéro surproduction, et une tenue qui continue d'exister vraiment. Trois ans plus tard, je porte encore cette tenue tous les étés. C'est ça, la mode durable — pas un concept, une réalité.

Les fleurs : une ferme bio à Amiens

Pour la fleuriste, j'avais deux exigences non négociables : travailler avec les saisons, et encourager une artisane locale. Je l'ai trouvée à Amiens : À l'ombre des bleuets, une ferme bio qui cultive et coupe en fonction de ce que la nature offre — et rien d'autre.

En avril, ce sont des fleurs douces, légèrement sauvages, qui sentent vrai. Pas de roses importées d'Équateur. Pas de fleurs teintées pour correspondre à un Pantone. Juste ce qui pousse, ici, maintenant, entre les mains de quelqu'un qui en prend soin.

Le résultat était d'une beauté que je n'aurais pas pu obtenir autrement — et la fierté de savoir que chaque euro dépensé revenait à une vraie productrice locale.

Les accessoires : un lien inattendu entre la France et le Québec

C'est peut-être le détail dont je suis le plus fière — et celui qui fait le plus sourire les gens quand je le raconte.

Pourquoi avoir choisi des artisanes à Montréal plutôt qu'en France ? La réponse est simple et un peu émotive : je savais que j'allais immigrer au Québec six mois après le mariage. Marie et Flore n'étaient pas de parfaites inconnues trouvées sur Internet — c'étaient mes amies, mes futures voisines, les femmes dont j'allais bientôt partager le quotidien. Leur confier une part de mon mariage, c'était une façon de tisser un lien concret entre mes deux vies, entre la France que je quittais et le Québec qui m'attendait.

Et puis, encourager des artisanes que je connais, que j'admire, dont je veux voir les projets grandir — ça, c'est aussi une forme d'écoresponsabilité. Pas écologique au sens strict, mais profondément humaine.

Toutes les parures florales de mon mariage — mon serre-tête, les peignes floraux de mes demoiselles d'honneur et des petites filles d'honneur, les boutonnières de mon mari, des garçons d'honneur, des beaux-frères, des papas et de mon fils — ont été créées en fleurs séchées par Marie, de Création El Majistas, artisane basée à Verdun, à Montréal.

Encourager les artisans locaux, c'était une priorité autant que l'écoresponsabilité — et Marie incarne exactement les deux. Son travail sur les fleurs séchées est d'une précision et d'une poésie rares.

Une de mes demoiselles d'honneur visitait son frère à Montréal quelques semaines avant le mariage. Elle a tout ramené en valise, en France, comme un trésor précieux.

Les fleurs séchées, c'est zéro déchet, zéro transport frigorifique, une longévité infinie. Et une poésie que les fleurs fraîches n'ont pas tout à fait — cette idée que la beauté peut durer, se préserver, traverser les frontières dans une valise.

Les bagues : de l'or recyclé, de Chertsey

Dans le même esprit, nos alliances ont été créées par Flore Del Biondo, joaillière à Chertsey (Québec), à partir d'or recyclé.

Flore est exactement le genre d'artisane que j'aime mettre en lumière : un savoir-faire authentique, une démarche éthique, une création unique. Soutenir son travail plutôt que d'acheter des alliances en bijouterie de chaîne — c'était une évidence.

Et la remise des bagues a sa propre petite histoire : Flore devait rentrer en France rendre visite à sa famille autour de la période du mariage. Elle me les a remises en main propre. Pas de colis, pas de risque de perte — juste une artisane qui vous dépose vos alliances directement, avec tout ce que ça a de symbolique.

Choisir de l'or recyclé, c'est refuser de financer l'extraction minière. C'est une décision discrète, invisible sur la photo — mais qui compte énormément pour nous.

Les cadeaux aux invités : chinés, faits main, précieux

Pour les cadeaux d'invités, j'ai choisi des bougies faites main, coulées dans de petits verres à liqueur sur pied que j'avais chinés dans des magasins de seconde main.

Chaque verre était unique. Chaque bougie, différente. Pas de boîtes standard commandées en gros. Juste du temps, de la recherche, du soin.

Les invités ne repartent pas avec un objet de plus à oublier dans un tiroir — ils repartent avec quelque chose qui a une histoire.

Le lendemain matin

Le lendemain du mariage, nous avons quitté le domaine pour rentrer chez nous.

Je me souviens de ce moment avec une clarté particulière. Il y avait quelque chose de léger dans ce départ. Nous laissions derrière nous une fête magnifique, des gens heureux, un lieu intact. Et devant nous, il y avait tout — un nouveau voyage qui commençait, ensemble.

C'est ça, pour moi, un mariage écoresponsable. Ce n'est pas une contrainte. Ce n'est pas un sacrifice. C'est une façon de commencer quelque chose avec cohérence — en étant fidèle à ce qu'on est, jusque dans les moindres détails.

Et si c'était votre tour ?

Je ne dis pas que chaque couple doit faire les mêmes choix que moi. Mais je crois profondément que chaque couple peut trouver ses gestes — ceux qui font sens pour eux, ceux qui rendront leur mariage plus personnel, plus ancré, plus vrai.

C'est exactement ce que je fais aujourd'hui en tant que planificatrice de mariage écoresponsable à Québec — et ce que la plateforme Oh My Alix, mon application d'organisation de mariage, vous aide à explorer : un éco-score qui mesure l'impact de vos choix en temps réel, et des suggestions adaptées à votre style.

Parce qu'un beau mariage et un mariage responsable, ce n'est pas l'un ou l'autre.

C'est les deux, ensemble.

Vous planifiez un mariage écoresponsable ? Découvrez la plateforme Oh My Alix ou contactez-moi directement pour qu'on en parle.

Alix - Oh my Alix

Créatrice d'événements écoresponsables — Québec

J'accompagne les couples et les familles d'ici, de la première idée jusqu'au dernier slow. Le carnet, c'est l'endroit où je partage ce que chaque célébration m'apprend.

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